La Chine, épicentre industriel et scientifique de l’énergie solaire
En 2024, la Chine est le premier investisseur mondial en R&D, représentant 27,4 % des dépenses totales, une progression spectaculaire depuis 2000. Elle domine ainsi de nombreuses technologies critiques, notamment le solaire photovoltaïque (PV), assurant 80 % de la production mondiale.
Grâce à une implication forte de l’Etat, la Chine a dépassé le statut d’ "usine du monde" pour devenir leader industriel, technologique et scientifique dans le solaire PV. Elle a surpassé l’Europe, les États-Unis et le Japon en une décennie, passant d’une part marginale en 2002 à 70 % en 2012.
La Chine maîtrise désormais tous les segments de la chaîne de valeur. Initialement axée sur la demande occidentale, elle a réorienté sa stratégie vers le marché intérieur et les pays en développement face à la baisse des subventions occidentales.
Cette stratégie, couplée à une baisse drastique des coûts, a renforcé son image dans le domaine de la transition énergétique mondiale. En 2024, la puissance du parc installé en Chine a atteint 1 048,5 gigawatts-crête, soit 46,7 % de l’ensemble des capacités installées dans le monde
Elle domine également la recherche et l’innovation dans le solaire PV, tant quantitativement que qualitativement, notamment sur les technologies émergentes comme les pérovskites hybrides et le photovoltaïque organique. Elle est en tête des dépôts de brevets et des articles scientifiques dans les domaines clés.
Elle a ainsi renforcé son autonomie scientifique et ses collaborations avec d’autres partenaires.
L’avance de la Chine dans ce domaine crée un doute sur la capacité de l’Europe et des États-Unis à rattraper leur retard.